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Le mot du président
Le développement d'un programme de certification de la tremblante
du mouton
Mars
2004
La
fermeture de la frontière américaine sest avérée
une rude épreuve pour de nombreux producteurs de moutons dans toutes
les régions du Canada, alors que les prix ont sombré. Cependant,
comme se plaît à le dire le président de lAgence
ontarienne de commercialisation des ovins John Hemsted, « chaque
problème nous présente une possibilité à saisir
». Il semble que la possibilité découlant de la présente
situation sera celle dapporter à notre Programme national
de lutte contre la tremblante des changements dont il a bien besoin.
Le Canada dispose dun programme de contrôle de la tremblante
depuis 1945; il a réussi à contrôler la propagation
de la maladie, sans toutefois léradiquer. La découverte
de cas dencéphalopathie spongiforme bovine (ESB) au Canada
et aux États-Unis en même temps que la mise au point
de nouvelles technologies de surveillance de la tremblante a relancé
les discussions sur lopportunité de modifier le programme.
Le 15 mars, des chefs de file de lindustrie, des représentants
provinciaux et lAgence canadienne dinspection des aliments
(ACIA) se sont réunis à Dartmouth (Nouvelle-Écosse)
pour passer en revue certains projets existants et discuter des options
en matière de mise en uvre dun nouveau programme.
Le programme comprendra de la recherche en vue du génotypage des
animaux pour cerner la résistance à la tremblante ainsi
quune initiative de surveillance de la tremblante. Le tout permettra
éventuellement à lindustrie du mouton doffrir
un programme de certification à légard de la tremblante.
Ce programme sera le fruit dune coopération entre organismes
de lindustrie du mouton. La FCM se chargera du lobbying au palier
fédéral, tandis que la Société canadienne
des éleveurs de moutons (SCEM) sest engagée à
affecter au projet 27 000 $ de ses fonds de recherche ainsi quà
prendre linitiative pour ce qui est de présenter des demandes
de financement pour le projet. LAgence ontarienne de commercialisation
des ovins sest offerte pour administrer le programme de certification
dans toute région qui en aurait besoin. Dautres organismes
provinciaux soit ont déjà ou prévoient créer
des programmes qui se rattachent à ce projet. Cest le cas
par exemple des éleveurs danimaux de race de Colombie-Britannique,
de la Alberta Sheep and Wool Commission et des éleveurs danimaux
de race de la province, du Centre de production ovine du Québec
et de lassociation des éleveurs danimaux de race
de la Nouvelle-Écosse. Par ailleurs, il faut espérer que
le projet suscitera une participation de tous les ministères provinciaux
de lagriculture.
La prochaine étape, qui revêt une importance critique, consiste
à convaincre le gouvernement fédéral de fournir des
fonds pour ce programme. Jonathan Wort (président de la SCEM) et
moi avons commencé la démarche de lobbying en février,
en rencontrant le ministre Speller. Il faudrait maintenant que le gouvernement
fédéral affecte à notre industrie une partie des
fonds prévus pour la recherche sur lencéphalopathie
spongiforme transmissible (le ministre Speller a annoncé en décembre
2003 un financement de 92 millions de dollars). Comme 13 000 producteurs
de mouton ont été touchés par la fermeture de la
frontière (en comparaison des 100 000 producteurs de bétail),
une proportion équitable des fonds alloués suffirait amplement
à financer ce programme pour cinq ans.
Nous avons tous un rôle à jouer pour ce qui est de presser
le gouvernement à agir et à fournir des fonds. Il est certes
important que les politiciens entendent parler de notre organisation,
mais il leur importe tout autant davoir des nouvelles directement
des producteurs. Profitez de loccasion pour discuter avec vos députés
provinciaux ou fédéraux et ne manquez pas de leur rappeler
les mesures dont notre industrie a besoin face à la situation actuelle.
Randy Eros
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