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Découverte d’un cas d’ESB au Canada
• Communiqués
• Commentaires adressés à l’USDA sur le projet de règlement concernant l’ESB
• Lettre à l’industrie américaine des moutons

 

 

 

Bill Hawks
Undersecretary for Marketing and Regulatory Programs
Regulatory Analysis and Development, PPD
APHIS, U.S. Department of Agriculture
Station 3C71
4700 River Road Unit 118
Riverdale MD 20737-1238
U.S.A.

Le lundi 5 janvier 2004

Objet : Commentaires du gouvernement du Canada sur le projet de règlement des États-Unis, dossier 03-080-1 : « Encéphalopathie spongiforme bovine – Régions à risque minimal et importation de produits »

Monsieur,
La Fédération canadienne du mouton est un organisme national sans but lucratif qui représente tous les producteurs canadiens de moutons. Sa mission consiste à coopérer étroitement avec tous les paliers de gouvernement et les organisations liées à l’industrie, tant au pays qu’à l’étranger, pour favoriser la viabilité, l’essor et la prospérité de l’industrie canadienne des moutons et de la laine.

Au nom de la Fédération canadienne du mouton, j’écris pour vous présenter nos commentaires sur le projet de règlement des États-Unis, « Encéphalopathie spongiforme bovine – Régions à risque minimal et importation de produits ».

Le conseil d’administration de la Fédération canadienne du mouton a examiné la réponse présentée par le gouvernement du Canada. Dans l’ensemble, nous appuyons les commentaires et recommandations de notre gouvernement. En particulier, nous soutenons les recommandations visant à permettre l’importation de moutons et d’agneaux destinés à l’abattage immédiat ou à des parcs d’engraissement aux États-Unis ainsi que de viande fraîche provenant d’animaux abattus au Canada et l’importation d’animaux vivants. Notre gouvernement fédéral a recommandé que tout animal relevant d’une de ces catégories soit autorisé à entrer aux États-Unis pourvu qu’il certifie que l’animal :

• est né après l’entrée en vigueur en 1997 de restrictions sur l’alimentation;
• n’a pas de toute sa vie, à ce qu’on sache, été nourri avec des protéines de ruminants interdites en vertu de ces restrictions.

Une exigence supplémentaire a été recommandée pour la catégorie des animaux vivants, selon laquelle un animal serait autorisé à entrer aux États-Unis s’il est identifié au moyen d’un système d’identification permanente permettant de retracer la mère et le troupeau d’origine. Le 1er janvier 2004, la Fédération canadienne du mouton a mis en œuvre son programme obligatoire d’identification. Celui-ci exige que tous les moutons et agneaux portent une étiquette d’oreille approuvée avant d’être déplacés. Nous estimons par conséquent nécessaire d’établir une base qui permettrait au département de l’Agriculture des États-Unis de reconnaître et d’accepter notre programme ainsi que les programmes mis au point pour d’autres produits.

En plus d’exprimer son appui aux commentaires du gouvernement du Canada, la Fédération canadienne du mouton souhaite exprimer son point de vue que l’interdiction d’importation a été appliquées aux moutons injustement et devrait être levée immédiatement.

Nous estimons que notre industrie a été inutilement touchée par la découverte d’une vache canadienne infectée par l’ESB. Les moutons ne sont ni porteurs ni transmetteurs de l’ESB et ne posent aucun risque pour la santé animale ou humaine. Nous demandons que pour les moutons, la question du rétablissement intégral du commerce avec les États-Unis soit considérée séparément. Ainsi, les moutons ne seraient pas assujettis aux dispositions du nouveau règlement proposé.

Dans le projet de règlement, il est fait mention du fait que des moutons ont été infectés par l’ESB dans des contextes expérimentaux. Par contre, sous la rubrique des « espèces sources », il est clairement affirmé qu’aucune infection naturelle par l’ESB n’a encore été confirmée chez les moutons. Sur la foi de cet aveu, la Fédération canadienne du mouton demande au département de l’Agriculture des États-Unis de lever immédiatement l’interdiction d’importation à l’égard des moutons. Nous félicitons le département des efforts qu’il a déployés pour fonder ses décisions et mesures sur de solides données scientifiques. Nous vous demandons de persévérer dans cette voie à l’égard de notre industrie. L’absence patente de preuve scientifique que l’ESB est une maladie touchant les moutons devrait être un facteur de premier ordre dans l’exclusion des moutons de l’interdiction d’importation.

Nous applaudissons par ailleurs à la tentative du département de respecter les normes du commerce international et de les prendre en compte dans son processus d’élaboration de règlements. Nous demandons que vous fassiez de même pour ce qui est des normes internationales à l’égard des ovins. Nous pressons le département de reconsidérer ses politiques sur les importations à la lumière des normes établies par l’Office international des épizooties (OIE). Ces normes n’interdisent pas l’importation de moutons de pays où l’ESB a été découverte.

Bien que l’ESB ne soit pas une maladie des moutons, la Fédération canadienne du mouton reconnaît la nécessité d’élaborer des programmes face à la tremblante du mouton. Nous coopérons actuellement avec l’association American Sheep Industry en vue de créer et d’appliquer des programmes efficaces reconnus par nos deux pays et à l’échelle internationale pour la surveillance, l’éradication et la certification des troupeaux à l’égard de la tremblante du mouton.

Au nom de la Fédération canadienne du mouton, je tiens à remercier le département de l’Agriculture des États-Unis de nous avoir donné la possibilité de présenter nos commentaires sur le projet de règlement. J’espère que nous pourrons rétablir aussi rapidement que possible nos relations commerciales avec vous.

Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.

Le président,
au nom du conseil d’administration
de la Fédération canadienne du mouton,
Randy Eros