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• Marquage du pays d’origine
• Découverte d’un cas d’ESB au Canada


Le marquage du pays d’origine aux États-Unis


Le contexte
Aux États-Unis, des dispositions législatives exigeant le marquage du pays d’origine des produits agricoles ont été adoptées le 13 mai 2002 lorsque la Farm Security and Rural Investment Act of 2002 a été signée par le président Bush. La loi prévoit le marquage du bœuf, du mouton, du porc, du poisson, des produits agricoles périssables et des arachides. Son objectif déclaré consiste à permettre aux consommateurs américains de prendre des décisions éclairées en tenant compte de l’origine des aliments qu’ils achètent. Depuis la découverte de cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) en Amérique du Nord, les défenseurs du marquage ont soutenu qu’il sert également à assurer la salubrité des aliments.

C’est inexact. Le Canada et les États-Unis ont tous deux d’excellents régimes d’inspection des aliments. Le marquage est une mesure concernant la commercialisation au détail et n’a aucun rapport avec la salubrité des aliments.
Le 11 octobre 2003, un programme volontaire intérimaire de marquage du pays d’origine a été mis en œuvre, en attendant que le marquage devienne obligatoire. Ses lignes directrices se retrouvent à www.ams.usda.gov/cool/ls0213.pdf. Un projet de règlement définitif précisant les modalités de mise en œuvre du marquage obligatoire a été publié le 30 octobre 2003 en vue d’une période de consultation de 60 jours. La période de consultation a ensuite été prolongée de 60 jours jusqu’au 27 février 2004. En janvier 2004, les dispositions législatives sur le marquage ont été modifiées pour reporter sa mise en œuvre au 30 septembre 2006, pour tous les produits visés sauf les poissons et les fruits de mer. Le marquage deviendra obligatoire à l’égard des poissons et des fruits de mer le 30 septembre 2004.

Aux États-Unis, ceux qui appuient ces mesures législatives soutiennent que le marquage favorise l’attrait des produits américains pour les consommateurs. Par contre, de nombreux groupes n’appuient pas le marquage parce qu’il n’est pas possible de récupérer les coûts importants de mise en œuvre de ses exigences complexes. Par exemple, pour que de la viande puisse être qualifiée de « produit des États-Unis », l’animal dont elle provient doit être né et avoir été élevé et abattu aux États-Unis. Pour les produits issus de notre marché nord-américain intégré, le pays où chacune de ces étapes de la production est survenue doit figure sur l’étiquette. L’industrie américaine est tenue de conserver des registres vérifiables à l’appui du niveau de détail figurant sur les étiquettes utilisées dans le commerce au détail. Le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) a estimé qu’uniquement pour la première année, les coûts de mise en œuvre s’élèveraient à 4 milliards de dollars américains.


Effets sur le commerce Canada-États-Unis
Les mesures législatives sur le marquage obligatoire limiteront le commerce, surtout dans le secteur de la viande rouge. Les exploitants d’usines de transformation, les distributeurs et les détaillants américains ont indiqué qu’ils réduiront le nombre de sources d’approvisionnement des produits visés, pour tenter de contenir leurs frais de mise en œuvre en termes de séparation et de suivi des produits et de tenue de registres. Au Canada, l’industrie, le gouvernement fédéral et les provinces ont tenté de convaincre les politiciens américains et les intervenants de l’industrie américaine de renoncer aux dispositions législatives prévues. Le report du marquage jusqu’en 2006 sauf pour le poisson découle de l’opposition qui a été suscitée au sein de l’industrie américaine. Des commentaires exposant la position canadienne ont été envoyées au USDA; on les retrouve dans le site Web USDA-AMS, à http://www.ams.usda.gov/cool.

Effets sur l’industrie canadienne du mouton

Dans notre industrie, deux grands points de vue ont été exprimés. La plupart des producteurs craignent que le marquage ne nuise gravement, surtout en Alberta où les parcs d’engraissement exportent un grand nombre d’animaux aux États-Unis. Par contre, d’autres perçoivent l’opportunité pour les producteurs canadiens de développer leur capacité de production de viande à l’intention du marché américain. En effet, selon les dispositions législatives, les coûts du suivi de la viande importée aux États-Unis seront moindres que même dans le cas des animaux américains abattus aux États-Unis.

En 2002, avant la découverte d’un cas d’ESB au Canada, l’industrie canadienne du mouton avait exporté 121 197 animaux aux États-Unis, y compris des agneaux de boucherie et des moutons et agneaux d’engraissement (Section des viandes rouges, Agriculture et Agroalimentaire Canada).

La Fédération canadienne du mouton surveille de près ce dossier. En même temps qu’elle tente de faire lever les interdictions d’importation liées à l’ESB, elle poursuit des activités de sensibilisation du secteur, pour informer les intervenants américains de nos intérêts communs dans l’intégration de nos marchés.

Si vous souhaitez exprimer vos préoccupations ou opinions sur ce sujet qui touchera toute l’industrie, veuillez écrire à la directrice générale de la Fédération canadienne du mouton, à cansheep@cansheep.ca ou C.P. 5451 Ottawa (Ontario) K2C 3M1.

Pour de plus amples renseignements sur les dispositions législatives américaines sur le marquage, voir le site Web de l’Agricultural Marketing Service à www.ams.usda.gov/cool.